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Nicolas Tesla et Fulcanelli : foudre et rayons cosmique

nikolateslaNicolas Tesla et Fulcanelli se rencontrèrent en 1893 à l’occasion de la Columbian Exposition de Chicago sur le pavillon de l’électricité qui était alors sous la responsabilité de la nouvelle compagnie Westinghouse. L’Adepte en gardera toute sa vie un souvenir ému et puissant. A son retour et quelques années plus tard il adaptera et intégrera certains des procédés de Tesla dans la recommandation des paratonnerres de type « Niagara » en tant que responsable de la société des électriciens de France, un embryon de ce qui allait devenir bien plus tard EDF ! …  Avec son ami Jules Verne, Fulcanelli fut un fervent prophète et visionnaire de l’électricité dont il assura pendant des années le cours aux futurs ingénieurs de l’École Normale Supérieure.

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Fulcanelli, Newton et Albert Einstein : la leçon du Maître (2)

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La Force

Pour ne pas lasser inutilement nos lecteurs, nous n’abordons pas ici la suite du précédent article car celle-ci le sera de façon plus complète dans notre ouvrage à paraitre en Mai (à l’ombre des chênes). On y trouvera en particulier les thèmes suivants : Principe d’inertie et principe des mouvements relatifs,  déduction du second principe de Newton,  Synthèse du système Violle en matière d e physisque et différentes considérations sur ses apports épistémologiques à la Science. mais en voici la principale conclusion.

Les origines de la théorie de la relativité restreinte : il existe une interprétation habituelle sur les origines de cette théorie : elle fait déduire l’élaboration d’Einstein du problème –  ainsi que le dit Stachel  –  « de l’échec des expériences faites pour découvrir le mouvement de la Terre dans l’éther ». Cette interprétation veut que la révolution de la physique attribuée à la relativité restreinte, soit née comme un fruit de génie apparu dans la pensée d’un grand scientifique, sollicité par des expériences précises.

En réalité Einstein ne s’était pas posé le problème de l’existence l’éther comme système de référence absolu. Ceci est affirmé par G. Holton : ce n’est pas l’échec de l’expérience de Michelson-Morley qui est à l’origine de la relativité restreinte. D’autre part Einstein lui-même rappellera qu’il désespérait « de la possibilité de découvrir les vrais lois au moyen de tentatives basées sur des faits connus », parmi lesquels il faut compter l’échec de l’expérience de Michelson-Morley.

Si l’origine de la théorie ne se trouve pas dans des faits expérimentaux nouveaux, c’est évidemment que le milieu culturel dans lequel vivait Einstein a eu un rôle déterminant. A ce propos, nous savons que, plusieurs fois, Einstein a affirmé que pour lui le livre de E.Mach avait été très important. Ce livre date de la même époque (1883) que l’édition française du livre de Violle. Pourquoi Einstein ne cite-t-il jamais ce dernier ?

Remarquons que Mach était très connu ; son livre a inauguré l’histoire critique de la physique. On notera que Mach critiquait les concepts fondamentaux de la mécanique newtonienne, espace absolu et temps absolu, et voulait les éliminer pour proposer un autre fondement.

Au contraire,  le livre de Violle est un texte didactique qui ne s’étendait pas trop sur la critique des fondements. C’est peut-être à cause des carences du texte de Violle, qui était de plus beaucoup moins connu que Mach, qu’Einstein ne le cite jamais ; ou peut-être parce que de la lecture de Violle il était passé aussitôt à celle de Mach qui lui est resté plus présent à la mémoire, parce que ce livre était plus étendu et plus souvent cité dans les débats.

Toutefois on remarquera que, sur les fondements de la mécanique, Violle a un point de vue différent de Mach. Tous les deux considèrent F = ma comme une identité et sont contraires à l’espace et au temps absolus. Mais Mach, en cherchant une nouvelle formulation de la mécanique, ne travaille pas techniquement avec les systèmes de référence, alors qu’au contraire ce type de travail caractérise le fondement de Violle – c’est apparemment un cas unique parmi tous les textes de l’époque – (une autre différence profonde entre les deux auteurs est que Mach utilise le 3° principe pour définir la masse, alors qu’au contraire  Violle utilise le principe d’inertie pour définir la force).

On peut donc émettre l’hypothèse que c’est seulement du livre de Violle (et non de Mach) qu’Einstein a tiré (consciemment ou non) une formulation technique des systèmes de référence en mécanique, entendue comme une théorie qui peut être fondée sur le principe de la relativité. Autrement dit, le fait qu’Einstein ne mentionne jamais le livre de Violle signifie que, ou bien Einstein n’a pas pris conscience de l’importance et de la nouveauté de la formulation de Violle par rapport à la tradition newtonienne et aussi par rapport à Mach, ou bien qu’il a fait le silence sur un événement important de sa formation culturelle, et en conséquence aussi sur un passage décisif de la genèse de sa théorie de la relativité restreinte. On ne saurait comprendre autrement, sur quelle tradition physique (et non épistémologique) s’appuie Einstein, quand il affirme la relativité des mouvements, dans son article de 1905.

Voici donc le déroulement et la genèse de cette idée  : la formulation de la mécanique de Violle a donné à Einstein les éléments initiaux pour sa profonde critique des concepts basilaires de la mécanique classique et surtout lui a indiqué une voie pour résoudre les « asymétries [de l’électrodynamique de Maxwell] qui semblaient ne pas être cohérentes avec les phénomènes », parce que celles-ci ne respectaient pas la relativité des mouvements.

Cette hypothèse semble être confirmée par la façon dont il rédigea son fameux article de 1905. Puisqu’il avait appris du livre de Violle que le principe de relativité concernait les lois mécaniques pour les systèmes de référence dans les mouvement relatifs, il était naturel pour lui de se demander s’il était valable aussi pour les phénomènes électrodynamiques. Cette demande peut avoir motivé Einstein à enquêter sur les « asymétries » de l’électrodynamique, concernant précisément le mouvement relatif des objets. (Ou bien, au moment où Einstein s’est trouvé devant ces anomalies, il s’est tourné tout de suite vers le principe de relativité qui lui était connu par le livre de Violle.)

Einstein en fait est incité à étendre le principe de relativité, énoncé par Violle dans le cadre seulement de la mécanique, à toute la physique théorique. De fait il se demande – toujours dans l’article de 1905 – si « pour tous les systèmes de coordonnées pour lesquels sont valables les équations de la mécanique, doivent valoir aussi les mêmes lois électrodynamiques et optiques ». Enfin cela semble être l’intention de son écrit, car il dit lui-même: « Nous voulons élever cette hypothèse (le contenu de laquelle sera dit « Principe de la Relativité ») au rang de présupposé fondamental ».

Dans ces paroles il est évident que pour Einstein la théorie fondée sur le principe de la relativité était la mécanique (bien entendu classique). Pour lui ce seul fait était certain. Et ce fait il ne pouvait l’avoir appris que de Violle .

Fulcanelli, Newton et Albert Einstein : la leçon du Maître

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Le feu Mercuriel. On a souvent opposé Henri Poincaré à Albert Einstein dans le genèse de son système ayant aboutit à la formule graalique que tout le monde connait, mais il serait plus juste et plus sûr de citer son prestigieux prédécesseur sans lequel il n’aurait pas élaboré son concept de relativité restreinte, à savoir Jules Violle alias Fulcanelli. C’est ce que nous allons aborder ici de façon introductive.

Introduction : on a beaucoup discuté sur le problème de la genèse de la théorie de la relativité restreinte. Nous avons l’intention de proposer ici un  autre parcours sur les éventuels apports  qui ont porté Einstein à modifier radicalement les lois traditionnelles de la mécanique.

Cette hypothèse est née d’une remarque de J. Stachel : en 1895 Einstein, à l’age de 16 ans, s’était préparé pour l’examen d’admission à l’ETH (Ecole Polytechnique de Zurich) en étudiant la mécanique sur l’édition allemande (1892) du livre du français J.Violle.

Stachel également a remarqué l’importance de ce livre : « Violle fonde son traité de mécanique sur le principe des mouvements relatifs en même temps que sur le principe d’inertie » (p.2.59). Pour cette raison selon Stachel « le principe de la relativité en mécanique classique était très probablement familier à Einstein » (p.258). Einstein lui-même précisément l’a noté en marge de la page 90 qui correspond aux pp. 99-100 de l’édition française (définition de la masse et énoncé du principe F = ma). Cependant ni Stachel, ni aucun autre ne semblent avoir prêté plus d’attention à ces faits.

Selon la plupart des gens le travail d’Einstein en 1905 est considéré comme celui qui a marqué la naissance des symétries en physique théorique. C’est seulement après Einstein, quand les principes d’invariance se sont imposés au premier plan de la scène, qu’on s’est intéressé au rôle du principe de la relativité en mécanique classique, en en faisant les prémisses de la première loi de Newton. Ce prétendu primat d’Einstein vient confirmer la grande importance que le texte de Violle a eu sur lui, en ce sens que celui-ci semble avoir aidé Einstein à concevoir la théorie de la relativité restreinte.

Le cours « Violle » présente un certain nombre de nouveautés dont il convient de faire une brève synthèse des principes et théorèmes fondamentaux sur lesquels Violle base la formulation de la mécanique. Nous pourrons ainsi mettre en relief les traits saillants des innovations de ce texte par rapport à la solide tradition newtonienne qui a dominé la mentalité des physiciens jusqu’à la fin du XIX° siècle. De fait ce livre, en lui-même, constitue une intéressante proposition alternative à la façon dont Newton a formulé les principes et concepts fondamentaux de la mécanique. En outre nous verrons ce en quoi il a pu contribué à la genèse de la relativité restreinte dans la pensée d’Einstein.

La statique selon J.Violle.

Le premier chapitre du livre est intitulé Mécanique ; dans ce chapitre sont traités, selon la succession habituelle, la Cinématique, la Statique et la Dynamique.

Donnons quelques définitions de Cinématique et de Statique pour mettre en évidence les relations que Violle pose entre ces deux dernières et la Dynamique ; ceci nous permettra de remarquer son degré d’approfondissement des fondements de la mécanique selon une école de pensée différente de celle de Newton.

« 18. Définition de la cinématique. La cinématique (mouvement) ou science du mouvement considéré en lui-même, indépendamment de ses causes, est une branche purement rationnelle de la mécanique, […]. A l’idée d’espace, seule base de la géométrie, celle-ci ajoute uniquement l’idée de temps, et de la combinaison de ces deux idées fondamentales celle-ci en tire les lois nécessaires du mouvement ». (p.32).

à suivre dans la seconde partie

Voyages en Uranie

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Où il apparait que la conquête de l’atome par nos scientifiques ne s’est pas effectuée sans les arcanes de la Tradition et notamment de celles du Maître. Eugène Canseliet a souvent souligné les rapports étroits entretenus entre l’Adepte et ses jeunes élèves, Pierre et Marie;  nous soulevons à l’occasion du ce cinquième cahier un coin du voile et racontons le long et éprouvant périple en  terres rares. En uranie ? c’est au coeur des étoiles en formation, dans les forges de Vulcain que se forment nos composants atomiques qui ont pour nom : carbone, azote, oxygène, magnésium, fer, uranium… Les supernovae sont les moteurs de l’évolution chimique de la Galaxie mais c’est en étudiant l’activité électrique d’un métal peu connu à l’époque, l’uranium, et les hardiesses de pensée d’une Curie, d’un Einstein ou d’un Heisenberg – que nous pourrons plus tard découvrir et accéder à des conceptions aussi grandioses que celles des quasars, des magnétars, des fermions et des bosons.   Jamais le second surnom du Maître « Vulcain » n’a été aussi mérité.  …

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