Fulcanelli ou la vérité d’un homme

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Fulcanelli ou la vérité d’un homme, les documents rendus publiques sur la saga fulcanelienne. Pour tous ceux qui privilégient l’être à l’apparaitre et la Grâce au pouvoir temporel ou spirituel. Johan Dreue fut un temps ingénieur en textile et concepteur innovateur dans le domaine du tissage, à cet égard il a eut connaissance de la notion de canevas, car l’histoire qui s’est tissée autour de la figure de Fulcanelli est à plus d’un titre un véritable canevas dont seul un artisan de l’Art pouvait démêler la trame.

Canevas : Issu du croisement entre l’ancien français chanevas, chenevas (« grosse toile ») et l’ancien picard canevach, dérivés, avec les suffixes -as / -ache pour le picard, du latin cannabis dont est issu chanvre. En gros derrière les multiples définitions on trouve l’idée d’un patron à partir duquel il est possible de « broder » différentes variantes » selon la clé de départ, d’où sa seconde définition qui n’est plus celle du textile mais musicale : air chanté ou dirions nous langue des oiseaux. Pour notre part nous retiendrons l’idée des données premières d’un ouvrage en cours…

Dans sa préface à la première édition du Mystère des Cathédrales, en 1926, Eugène Canseliet confia : « L’Auteur de ce livre n’est plus, depuis longtemps déjà, parmi nous. L’homme s’est effacé. Seul son souvenir surnage. J’éprouve quelque peine à évoquer l’image de ce Maître laborieux et savant, auquel je dois tout, en déplorant, hélas! qu’il soit parti si tôt. Ses nombreux amis, frères inconnus qui attendaient de lui la résolution du mystérieux Verbum dimissum, le regretteront avec moi.
Pouvait-il, arrivé au faîte de la Connaissance, refuser d’obéïr aux ordres du Destin? Nul n’est prophète en son pays. Ce vieil adage donne, peut-être, la raison occulte du bouleversement que provoque dans la vie solitaire et studieuse du philosophe, l’étincelle de la Révélation. Sous l’effet de cette flamme divine, le vieil homme est tout entier consumé. Nom, famille, patrie, toutes les illusions, toutes les erreurs, toutes les vanités tombent en poussière. Et de ces cendres, comme le phénix des poètes, une personnalité nouvelle renaît. Ainsi, du moins, le veut la Tradition philosophique.
Mon Maître le savait. Il disparut quand sonna l’heure fatidique, lorsque le Signe fut accompli. Qui donc oserait se soustraire à la Loi ?- Moi-même, malgré le déchirement d’une séparation douloureuse, mais inévitable, s’il m’arrivait aujourd’hui l’heureux avènement qui contraignit l’Adepte à fuir les hommages du monde, je n’agirai pas autrement.
Fulcanelli n’est plus. Toutefois, et c’est là notre consolation, sa pensée demeure, ardente et vive, enfermée à jamais dans ces pages comme en un sanctuaire... »

Ainsi s’exprimait, en un texte émouvant et fort beau, dès 1925, celui qui se déclara tout au long de son existence, le seul et unique disciple de Fulcanelli, et qui fit, en cette première occasion, figurer les trois lettres F.C.H. , abréviation désignant la mystérieuse Fraternité des Chevaliers d’Héliopolis, dont le nom n’est pas sans évoquer la Sagesse égyptienne et la Cité Solaire de Campanella, maître spirituel de Cyrano de Bergerac et inspirateur du Château solaire de Versailles. Chaque mot étant toujours soigneusement pesé par Eugène Canseliet, on ne peut que s’étonner de l’ambiguité de son discours concernant ce qu’il est advenu de Fulcanelli. Devons-nous comprendre qu’il mourut de sa belle mort comme le commun ou, au contraire, nous faut-il admettre une disparition moins radicale, moins définitive? Ici se situe la véritable énigme de cette affaire, énigme où se trouve contenu tout le mystère de l’Alchimie et ceci explique, peut-être, que bien des années plus tard, lorsque Eugène Canseliet s’efforça d’apporter de plus amples précisions il ne fit que déclencher la suspicion.

rousselL’année 1930 vit la parution du second livre signé Fulcanelli: Les Demeures Philosophales, préfacé par Eugène Canseliet. Ladite préface n’apportait aucun renseignement d’ordre biographique quant au supposé Maître. A dater de 1957 et de la seconde préface au Mystère des Cathédrales, les données vont se multiplier, souvent précises, voire seulement suggestives, parfois contradictoires. On peut lire dans la seconde préface en question : « Quand le Mystère des Cathédrales fut rédigé, en 1922, Fulcanelli n’avait pas reçu le Don de Dieu , mais il était si près de l’illumination suprême qu’il jugea nécessaire d’attendre et de garder l’anonymat, par lui, d’ailleurs, constamment observé, plus encore, peut-être, par inclination de caractère qu’en souci d’obédience rigoureuse à la règle du secret. Dame, il nous faut bien dire que cet homme d’un autre âge, par son allure étrange, ses manières surannées et ses occupations insolites, attirait, sans le vouloir, l’attention des oisifs, des curieux et des sots, beaucoup moins, toutefois, que la devait entretenir, un peu plus tard l’effacement total de sa personnalité commune. Ainsi, dès la réunion de la première partie de ses écrits, le Maître manifesta-t-il sa volonté, absolue et sans appel, que restât dans l’ombre son entité réelle, que disparût son étiquette sociale définitivement échangée contre le pseudonyme voulu par la Tradition et depuis longtemps familier. Ce nom célèbre est si solidement implanté dans les mémoires jusqu’aux générations futures les plus lointaines, qu’il est positivement impossible qu’on lui substitue jamais quelque patronyme que ce soit, fut-il apparemment certain, le plus brillant ou le mieux préconisé. Ne doit-on pas se persuader, tout au moins, que le père d’une oeuvre de qualité si haute, ne l’abandonne point, sitôt que mise au monde, sans des raisons pertinentes,sinon impérieuses, profondément mûries. Celles-ci, sur un plan très différent, aboutirent au renoncement qui ne laisse pas de forcer l’admiration, lorsque les plus purs auteurs, parmi les meilleurs, se montrent toujours sensibles à la gloriole de l’ouvrage imprimé. Il est vrai d’ajouter que le cas de Fulcanelli n’est semblable à nul autre, dans le royaume des Lettres de notre temps, puisqu’il relève d’une discipline infiniment supérieure, suivant laquelle l’Adepte nouveau accorde sa destinée sur celle de ses rares devanciers, comme lui successivement apparus à leur époque déterminée, jalonnant la route immense, tels des phares de salut et de miséricorde. Filiation sans tache, prodigieusement entretenue, afin que fût réaffirmée sans cesse, dans sa double manifestation spirituelle et scientifique, la Vérité éternelle, universelle et indivisible. De même que la plupart des Adeptes anciens, en jetant aux orties du fossé la dépouille usée du vieil homme, Fulcanelli ne laissa, sur le chemin, que la trace onomastique de son fantôme, dont le bristol altier proclame l’aristocratie suprême. »

Pourtant et nonobstant cet avertissement, le disciple en titre ne cessa dans les premiers temps d’essaimer ici et là comme autant de petites pierres pour la postérité, les preuves de son identité jusqu’à donner au mois près et à la date exacte l’année de naissance comme la date du décès de l’Adepte..  Pourquoi ce double jeu sinon pour en arriver là … d’où je vous écris précisément ! JK (FCH)

à suivre Raymond Roussel, témoin curieux et observateur stellaire …

Pour suivre et commander l’ouvrage voir ici

chenescosmos

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