Son nom, il le signe d’un XP qui signifie CHRISTOS…

WebXP se prononce Ki Ro, car le P est en réalité un « R » !..

 Un peu d’histoire : l’Empire romain est, à cette époque, divisé en deux territoires – l’Orient et l’Occident – et dirigé par une tétrarchie. Concrètement, deux Augustes, secondés par deux Césars logiquement appelés à leur succéder, règnent chacun sur une partie de l’Empire. Mais la tétrarchie, qui semble une bonne idée en théorie, ne survivra pas longtemps dans les faits… En 311, après d’interminables conflits et écharpages en règle, la situation est la suivante :

  • En Orient, Galère est Auguste et Maximin II Daia est César ;
  • En Occident, Licinius est Auguste et Constantin est César ;
  • Maxence, le beau-frère de Constantin, déclaré ennemi public, domine l’Italie et l’Afrique du Nord sans aucune légitimité.

A la mort de Galère (311), Maximin II devient donc Auguste d’Orient. Pendant ce temps, Constantin  attaque Maxence en Italie, et les deux hommes s’affrontent lors de la bataille du Pont Milvius, près de Turin, ce fameux 28 Octobre 312.  Et c’est alors que…

« Il dit que, dans l’après-midi, alors que le soleil commençait déjà à décliner, il vit de ses propres yeux le trophée d’une croix de lumière dans les cieux, au-dessus du soleil qui portait l’inscription « Par ce signe, tu vaincras ». (« In hoc signo vinces ») A cette vue, il fut frappé de stupeur de même que l’ensemble de l’armée qui l’accompagnait au cours de cette expédition et qui fut témoin du miracle. Il ajouta qu’il douta en lui-même de la signification à donner à cette apparition. Tandis qu’il continuait à s’interroger et à spéculer sur son sens, la nuit tomba brutalement. Ensuite, le Christ de Dieu lui apparut dans son sommeil avec le même signe que celui vu dans les cieux et lui ordonna de réaliser l’image de ce signe qu’il avait vu dans les cieux et de s’en servir comme image lors de tous ses engagements contre ses ennemis. » (Eusèbe, « Vie de Constantin », 1, 27-28.)

paul_rubens_1622_labarumEusèbe de Césarée, l’évêque auteur de ces lignes, affirme que c’est Constantin lui-même qui lui aurait relaté les faits, bien plus tard. Le signe en question, c’est ce qu’on appelle le chrisme, constitué de deux lettres grecques superposées : le khi (qui se note X) et le rhô (Ρ), premières lettres du mot grec Christos – le Christ. Ni une, ni deux : Constantin fait inscrire le signe sur son étendard, sur les armures et les boucliers de ses soldats. Précisons que, adorateur de Sol Invictus, comme bon nombre de ses prédécesseurs, il avait déjà fait un pas vers le monothéisme, qui ne lui paraissait donc sans doute pas tellement incongru. Le combat s’engage : bien que ses troupes soient en sous-effectif, Constantin écrase les adversaires, qui s’enfuient ; le corps de Maxence, qui s’est noyé dans le Tibre, est rejeté sur la rive. Aussitôt, Constantin s’empresse de se faire fabriquer un chrisme en or et pierres précieuses.

La conquête de l’empire

Maxence éliminé, Constantin peut alors tourner son regard vers l’Orient : outre qu’il compte bien se débarrasser de Maximin II, ce second rival tente de surcroît d’imposer la religion païenne, y compris en persécutant les Chrétiens. Constantin a beau lui demander gentiment d’arrêter, rien n’ y fait ! Et là, attention : les choses se compliquent un chouïa… Entre temps, Constantin ayant été désigné Auguste d’Occident par le Sénat, Licinius a reconnu son autorité et, en échange, a accepté de diriger l’Orient : Maximin II attaque donc Licinius. Vous suivez toujours ?! De toute façon, peu importe : défait en Thrace, Maximin parvient à prendre la fuite, mais il trouve la mort en 313, laissant Licinius et Constantin seuls maîtres de l’Empire, respectivement en Orient et Occident.

Dans la foulée, Lucinius et Constantin se retrouvent à Milan. Le second épouse la demi-sœur du premier, et ils promulguent ensemble l’édit de Milan, qui annonce que toutes les religions sont désormais tolérées dans l’Empire, et que les biens confisqués aux Chrétiens leur seront restitués. Si le Christianisme n’est pas encore reconnu comme seule religion officielle, il s’agit néanmoins d’un premier pas dans cette direction, qui aboutira à l’interdiction du paganisme.

 En 322, Constantin pénètre en Orient, au prétexte de repousser les Goths. Pour Lucinius, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, et la guerre éclate. Mais l’Auguste d’Orient subit une succession de défaites, jusqu’en Décembre 324, où il est capturé puis exécuté lors de la bataille de Chrysopolis. Le christianisme n’ayant plus d’ennemi devant soi deviendra la religion de l’Empire.

Constantine-Bronze

à suivre

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